La fuite des idées

crédit / Tyler Spangler

Depuis quelques mois, les idées bourdonnent dans ma tête.

Je me suis replongée dans l'internet. Un peu comme si j'étais en quête d'un échappatoire. Depuis c'est comme si j'étais en éveil. Inspirée. Une sorte d'orgasme intellectuel, si on va un peu dans l'extrême.

Peut-être trop ?

La création commence par un déclic. C'est difficile de passer de l'idée à la création.

Je ne sais parfois pas par où commencer. Je me sens emportée dans un tourbillon. C'est un peu ce qu'évoquais l'Eau Douce dans son article sur les fantasmes créateurs.

Le déclic correspond à un état d'esprit, qui peut s'envoler à peine installé. Alors je laisse parfois de côté l'idée parce que je suis déjà passée à autre chose.

C'est comme ça que je fais le constat que je ne créée pas tellement. Du moins pas autant que ce que j'ai d'idées.

Pour ne pas laisser s'envoler l'idée, il faudrait certainement la coucher sur papier aussitôt, dans le moment présent.

Il faut du temps pour cela. Il faut prendre le temps pour cela.

J'ai envie de trouver un équilibre. Il y a d'un côté le fait de se nourrir, d'ingurgiter des savoirs, de s'inspirer au maximum, partout, et d'un autre la volonté d'inspirer les autres à notre tour en créant et en partageant les idées.

J'ai parfois le sentiment d'être dépassé par cet accès illimité aux savoirs. Internet est si vaste, nous découvrons tant de choses chaque jour, nous avons accès à n'importe quoi n'importe quand. C'est fascinant. Je me sens vraiment chanceuse. Il y a aussi tellement de livres que j'aimerais lire, qui me paraissent tellement intéressants, si vous voyiez comme ma liste s'allonge...

Et en même temps je ne sais pas par où commencer, ça peut être presque angoissant de se dire qu'on n'aura pas assez de temps pour tout lire, pour tout regarder. C'est un peu la même angoisse qui surgit quand je pense à tous les pays à explorer et à toutes les personnes à rencontrer.

Est-ce que tu connais ces problématiques aussi ?


6 commentaires :

  1. Eh bien, je ressens exactement la même chose.
    Parfois, ma tête est pleine et c'est comme si je n'avais pas assez de cerveau pour tout envisager, pas assez de mains pour tout écrire, tout fixer, tout gribouiller sur papier pour ne pas l'oublier.
    Certains soirs, je n'arrive tout simplement pas à dormir à cause de tout ce fourmillement créatif, et, oui... ça m'angoisse.
    J'essaye de me calmer, de me dire qu'il n'y a pas mort d'homme si je ne découvre pas tout, mais ça va à l'encontre de ma nature ahah. Je crois que c'est un peu le mal du siècle, ce "FOMO" (Fear Of Missing Out il me semble).
    D'un autre côté, quel avantage merveilleux que d'avoir accès à tout ce savoir ! Le plus dur est de ne pas se laisser déborder...

    Bonne journée,
    Marine

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    1. Je ne savais pas qu'il y avait un terme pour désigner cette sensation ! Mais oui comme tu dis, c'est merveilleux tant qu'on ne se laisse pas angoisser (surtout quand on est de nature très curieux) ;) merci pour ton commentaire Marine !

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  2. J'ai toujours aussi cette fascination, cette excitation mêlée d'effroi quand je vois toutes les connaissances et découvertes qui sont à ma portée dans ce monde. Mon leitmotiv dans la vie c'est d'essayer de me coucher un peu bête chaque soir, j'adore apprendre ! Mais il est vrai que devant la quantité d'informations disponibles il est difficile de savoir où donner de la tête.
    Je suis un peu comme toi, je laisse (trop) (souvent) passer mes idées. Non pas parce qu'elles sont remplacées par d'autres, mais plutôt parce que
    je n'ose pas les mettre à l'oeuvre... Enfin j'en avais parlé dans le premier article sur mon blog. J'ai pas mal d'idées d'articles plus sérieux et personnels, mais je n'ose même pas les écrire parce que je ne me sens pas légitime pour parler de ces sujets et que je me dis que ça n'intéressera pas grand monde de toute manière. C'est ridicule parce que je ne m'en sens pas capable (alors que je le suis surement) alors j'ai peur de juste essayer. Mais bon, je fais un gros travail sur moi depuis quelques temps, alors ça ne pourra qu'aller mieux !
    En tout cas je pense que cette "fuite des idées" est une problématique centrale pour tous les esprits créateurs. Avoir une idée c'est loin d'être compliqué quand on est inventif, en revanche la mettre à l'oeuvre c'est bien plus ardu...
    J.
    https://danslesnuagesleblog.wordpress.com/

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    1. Ah ça moi aussi curieuse est un des adjectifs qui me qualifient le plus !
      C'est vrai qu'il y a ce côté là aussi, la peur de mettre à l'oeuvre ce qui nous passe par la tête...

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  3. Ahaha je suis tellement comme toi, je me dis que je fais tellement les mêmes choses sur internet, à regarder les mêmes réseaux alors qu'il y a une possibilité tellement immense de se cultiver, d'appréhender l'information autrement et de découvrir de nouveaux sites ect..
    Ton émotion est tout à fait compréhensible et elle est même impossible à expliquer, parfois c'est tellement insurmontable genre j'arrive pas à savoir ce que je veux, ou à poser les mots sur ce que je ressens que je laisse tout dans un coin, enfin j'abandonne entre autre car je me dis : " façon si je vais faire ça, j'ai encore tellement d'autres trucs juste inimaginables qui vont arriver et je pourrai jamais au bout de ma pensée finale et de ma volonté de départ."
    Je ne dis pas que j'abandonne facilement, mais quand je sens le truc mais que j'arrive pas à le visualiser dans ma tête, j'ai encore du mal à me dire "aller, explore!"


    Bisous,
    Eléonore
    sofunnygirl.blogspot.fr

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    1. Oui je vois, moi aussi j'ai du mal à savoir comment mettre en oeuvre mes idées, sous quel format etc, et plutôt que de tenter des trucs, je laisse les idées de côté...

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